droit des affaires

Le droit des affaires a depuis toujours constitué un pôle d’excellence au sein des formations de troisième cycle de l’université Panthéon-Assas Paris II. Celui-ci s’est enrichi d’un nouveau diplôme, le D.E.S.S. de droit bancaire et financier devenu Master 2 Professionnel. Sa création a été le fruit d’un constat et d’une ambition.

Le constat fut celui de l’essor des marchés financiers, et, corrélativement, des activités de conseil (et accessoirement du contentieux) dans les différents domaines du droit concernés, qui appelait la mise en place d’une formation de haut niveau, destinée à fournir aux établissements de crédit et aux cabinets d’avocats les juristes spécialisés dont ils ont besoin.
D’ailleurs, il ne s’agissait pas d’une simple intuition : les promoteurs de ce qui allait devenir le Master 2 Professionnel de droit bancaire et financier (« MDBF ») procédèrent, au cours de l’année 2000, à une sorte d’enquête de place, dont il ressortit nettement que les milieux intéressés étaient non seulement désireux de voir le projet aboutir, mais aussi prêts à s’investir dans sa concrétisation.

L’ambition tient à la conception du diplôme. La barre a été placée haut, à dessein. La sélection des étudiants est faite de telle sorte qu’un enseignement complexe et technique puisse être délivré, sans transition particulière, à de jeunes juristes déjà aguerris ; cela suppose que, sauf exception, le candidat soit muni d’un premier diplôme de troisième cycle. D’autre part, la maquette des enseignements est conçue dans le soucis de donner aux étudiants la maîtrise, non seulement de l’ensemble des problématiques juridiques qui touchent la banque et les marchés financiers, mais encore des opérations qui combinent de multiples facteurs de complexité : à preuve l’importance donnée, dans la formation, à l’étude des produits dérivés, ainsi qu’à la dimension internationale des transactions. Enfin, le corps enseignant a été constitué avec la volonté arrêtée de faire intervenir, sur chaque question, l’un des spécialistes incontournables de la matière.

Il reste à entretenir la réputation du MDBF par le maintien dans la durée de l’effort de qualité qui a présidé à sa création.